Logiciel de facturation pour artisans du BTP
Plombier, électricien, maçon, couvreur, peintre : au-delà des spécificités propres à chaque corps de métier, la facturation dans le BTP obéit à des mécanismes communs à tout le secteur — des taux de TVA qui varient selon le chantier, un système d'autoliquidation en sous-traitance, et des chantiers qui s'étalent parfois sur plusieurs mois. Voici ce qui compte pour facturer correctement, au-delà des bases déjà couvertes pour tout artisan auto-entrepreneur.
Un taux de TVA qui dépend du chantier, pas de votre activité
Contrairement à la plupart des micro-entrepreneurs qui appliquent un seul régime de TVA sur toute leur activité, un artisan du bâtiment jongle potentiellement avec plusieurs taux selon la nature des travaux : 20 % par défaut, un taux réduit de 10 % pour la plupart des travaux d'amélioration sur un logement achevé depuis plus de 2 ans, et 5,5 % pour les travaux de rénovation énergétique répondant à certains critères. L'application d'un taux réduit suppose de faire signer et de conserver une attestation du client confirmant l'éligibilité du chantier — un document à ne pas perdre de vue, chantier après chantier.
L'autoliquidation de la TVA en sous-traitance
Beaucoup d'artisans travaillent en sous-traitance pour un donneur d'ordre du bâtiment (une entreprise générale, un promoteur, un autre artisan). Dès lors que ce donneur d'ordre est lui-même assujetti à la TVA, c'est lui qui doit la reverser à la place du sous-traitant : l'artisan facture hors taxe, avec la mention « Autoliquidation », plutôt que d'appliquer directement la TVA. Ce mécanisme ne concerne concrètement que les artisans sortis de la franchise en base — tant qu'on y reste, la facture porte simplement la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » — mais mieux vaut le comprendre avant d'en avoir besoin, car l'activité de sous-traitance fait souvent partie des premières à faire dépasser les seuils.
Devis, acomptes et factures de situation sur un chantier long
Sur un chantier qui dure plusieurs semaines ou plusieurs mois, il est courant de facturer un acompte à la signature du devis, puis une ou plusieurs factures de situation correspondant à l'avancement réel des travaux, avant le solde final à la réception. Garder la traçabilité entre le devis d'origine et chacune de ces factures intermédiaires évite les erreurs de montant et permet de savoir en un coup d'œil ce qui a déjà été facturé et ce qu'il reste à percevoir.
La garantie décennale, toujours à mentionner
Pour les activités soumises à garantie décennale (gros œuvre, couverture, plomberie, électricité...), l'assurance de responsabilité civile décennale doit apparaître sur devis et factures. Ce point, ainsi que la construction d'un catalogue de prestations qui distingue main d'œuvre et matériaux, est détaillé dans notre article dédié aux artisans auto-entrepreneurs.
Taux de TVA à appliquer selon le chantier, autoliquidation en sous-traitance, factures de situation sur les chantiers longs et mentions légales du bâtiment : ce sont les mécanismes qui distinguent vraiment la facturation BTP du reste des activités de micro-entrepreneur. Découvrez toutes les fonctionnalités de Micro Man ou consultez nos tarifs pour démarrer gratuitement.

